Laval prévoit 334 M$ pour moderniser la station d’épuration La Pinière

Alors que Laval fait face à une pression croissante sur ses infrastructures liée à la croissance démographique et au développement urbain, la Ville prévoit investir 334 millions de dollars pour moderniser la station de récupération des ressources de l’eau La Pinière. Selon les informations diffusées le 9 avril, cette installation dessert environ 75 % du territoire lavallois.
La Ville indique que le comité exécutif a recommandé l’adoption d’un règlement d’emprunt afin de permettre la réalisation de ce projet, qu’elle présente comme une modernisation majeure de la filière solide de sa principale infrastructure de traitement des eaux usées.
Un projet présenté comme prioritaire
Selon la Ville, la mise à niveau de la station La Pinière constitue le plus important projet d’infrastructure à Laval. L’administration municipale affirme aussi que ce chantier met en évidence la nécessité d’obtenir un soutien financier des gouvernements provincial et fédéral, des discussions étant en cours à ce sujet.
« À Laval, notre engagement est de nous concentrer sur l’essentiel pour les prochaines années, avec une attention particulière portée aux infrastructures de gestion des eaux. La mise à niveau de l’usine La Pinière, qui dessert les trois quarts de notre population, constitue à ce titre un chantier majeur », a déclaré le maire Stéphane Boyer.
Dans la même déclaration, le maire soutient que l’état des infrastructures municipales, notamment les réseaux d’aqueduc et d’égout, exige des investissements importants et soutenus afin d’assurer la sécurité de la population, la qualité des services et la vitalité économique du territoire.
Une installation en service depuis 1998
Située dans le quartier Saint-Vincent-de-Paul, la station La Pinière est en service depuis 1998. La Ville affirme qu’elle doit maintenant être modernisée afin de soutenir le développement du territoire et de répondre à la pression accrue sur les infrastructures.
Parmi les objectifs évoqués figurent l’augmentation de la capacité de traitement, la valorisation de 100 % des boues produites, la réduction de l’empreinte environnementale ainsi que la pérennité des ouvrages.
La Ville précise également que cette mise à niveau concerne la filière solide, tandis que les futures exigences réglementaires liées à la filière liquide feront l’objet d’un second projet.
Des équipements à remplacer
Selon les informations transmises, plusieurs équipements et systèmes seront remplacés dans le cadre du chantier. Le système de séchage des boues doit aussi être modernisé afin d’améliorer la fiabilité des installations, ainsi que la santé de la population et la sécurité des opérations, selon la Ville.
Un mode de réalisation en deux étapes
Pour ce projet, Laval a choisi le mode de réalisation conception-construction. La Ville affirme que cette approche a déjà été utilisée sur d’autres projets en cours, dont la cour municipale et l’Épicentre-Culturel.
Selon l’administration municipale, ce mode permet une collaboration plus étroite entre les partenaires dès les premières étapes, avec l’objectif d’optimiser l’efficacité du projet, d’assurer une meilleure cohérence technique et de respecter les coûts et les échéanciers.
La sélection de l’entreprise responsable se fera en deux étapes. La première consiste en un appel de qualification, actuellement en publication, qui doit permettre de retenir jusqu’à trois candidatures. La deuxième étape sera un appel de propositions destiné aux entreprises qualifiées. Cette phase, d’une durée d’environ un an, servira à élaborer une proposition technique et financière.