Conseil municipal de juin: Fermette, produits menstruels et sécurité routière

Mardi 2 juin a eu lieu le conseil municipal mensuel de la Ville de Laval. Durant cette rencontre, plusieurs sujets importants ont été abordés par des Lavallois concernés et certains ont davantage retenu l’attention des représentants de la Ville.
La fermeture de la fermette du Centre de la nature continue de faire réagir
La fermeture de la fermette du Centre de la Nature continue de de susciter des réactions au sein de la population. Celle-ci a fermé ses portes le 6 mars dernier et sera remplacée par la ferme mobile PACE (Permaculture, Art, Communauté et Éducation) de l’Île-Bizard, qui sera ouverte tout l’été, du 6 juin au 27 septembre. La décision de fermer la ferme du Centre de la nature avait provoqué le mécontentement de plusieurs Lavallois. Une pétition visant à empêcher sa fermeture avait même été créée et aurait recueilli près de 21 000 signatures. Ça n’a pas été suffisant pour sauver la ferme qui, d’après l’a représentante ‘élue du district de Saint-Vincent-de-Paul, Mme Annick Senghor, coûtait à la Ville de Laval plus de 600 000 $ par année. Le maire, Stéphane Boyer, justifie cette décision en expliquant que les coûts d’entretien et de rénovation étaient trop élevés. Il ajoute également que les conditions de vie des animaux n’étaient pas idéales. « Beaucoup d’animaux n’avaient pas d’endroit où aller se réfugier ou se couper du public, ce qui veut dire qu’ils étaient exposés en tout temps. Aussi, plusieurs animaux étaient très solitaires parce qu’ils ne pouvaient pas partager leur enclos avec d’autres animaux de la même espèce », explique M. le maire.
Un accès gratuit aux produits menstruels réclamé
Plusieurs femmes représentant différentes organisations communautaires sont venues réclamer un accès gratuit aux produits menstruels dans tous les espaces et administrations publiques de la ville. Marie-Ève Surprenant, représentante de la Table de concertation de Laval en condition féminine, rappelle que « les produits menstruels sont des produits essentiels au même titre que le papier hygiénique, le savon ou l’eau potable » et que, puisque la ville assume déjà les coûts de ces produits, elle devrait également pouvoir prendre en charge les coûts liés aux produits sanitaires féminins. D’après Nelly Dico, représentante d’Oasis Unité Mobile d’Intervention, « 34 % des personnes menstruées au Québec auraient été contraintes de sacrifier une dépense essentielle telle que la nourriture afin de se procurer des produits menstruels ». Elle explique que les personnes les plus affectées par la précarité menstruelle sont surtout les femmes autochtones, les mères monoparentales, les nouvelles arrivantes ainsi que les femmes en situation d’itinérance. Selon elle, le manque d’accès aux produits d’hygiène féminine peut également avoir des conséquences sur la santé physique. Mme Louise Lortie, élue du district Marc-Aurèle-Fortin, a témoigné son soutien aux intervenantes et a expliqué qu’elle avait même déposé un avis de proposition visant à offrir l’accès aux produits sanitaires dans les centres communautaires, en attendant que la Ville les rende accessibles dans l’ensemble des lieux publics. L’avis de proposition a été adopté à l’unanimité.
Un jeune citoyen réclame davantage de sécurité routière
Samuel Beauregard, un jeune garçon de 13 ans et étudiant à l’école secondaire Poly-Jeunesse, a pris la parole afin de raconter comment il avait été frappé par un camion de type RAM 1500 alors qu’il traversait à vélo l’intersection du boulevard Sainte-Rose, de la montée Mongeau et de la rue du Lac-de-Mai. Il explique avoir eu la chance de ne pas être grièvement blessé, mais demande à la Ville d’installer un feu de circulation à cette intersection. Il a également indiqué qu’il aimerait que quelques policiers soient déployés dans ce secteur afin d’assurer la sécurité des cyclistes et des piétons.
Il a conclu son intervention en rappelant au maire que la sécurité routière à Laval figurait parmi les engagements de sa campagne électorale. Mme Louise Lortie a félicité le jeune Samuel pour son audace et son initiative de venir s’adresser directement au maire. Elle lui a expliqué qu’elle avait d’ailleurs elle-même déposé une proposition visant à accroître la présence policière à cette intersection. De son côté, le maire Stéphane Boyer a également salué le courage du jeune homme. Il lui a expliqué qu’il prévoit déployer 34 % plus de policiers dans les rues de Laval, la ville a une nouvelle stratégie d’élaboration des pistes cyclables et compte installer une vingtaine de nouveaux feux de circulation sur le territoire lavallois. Il a ajouté qu’il est donc possible que cette intersection soit retenue dans le cadre de ce projet et qu’un feu de circulation y soit installé.
En ce qui concerne les autres sujets abordés lors de la séance, la fréquence de ramassage des déchets a de nouveau été soulevée. Des demandes concernant le réaménagement des pistes cyclables ont également été formulées, tandis que des préoccupations liées à la pollution sonore, à des émanations d’égouts et l’enseignement du français aux nouveaux immigrants ont aussi fait l’objet de discussions.