L’Accorderie s’installera à Laval

L’Accorderie, un organisme communautaire basé sur l’échange de services et l’entraide, a fait l’objet d’un lancement d’un projet pour s’installer dans la ville de Laval, sous la direction de Moïra Rault-Bélisle, Gilles Pellerin et de Patrick Gervais.
Moïra Rault-Bélisle, l’une des trois membres fondatrices, explique que « le projet Accorderie Laval est tout récent. Ça fait plus de 8 mois que Gilles travaille dessus sérieusement, et c’est depuis janvier 2026 que le projet a vraiment commencé à se concrétiser ».
Qu’est-ce que l’Accorderie?
Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est une Accorderie, c’est un organisme qui propose un système d’échange avec pour monnaie: le temps. En d’autres termes, chaque membre de l’Accorderie (un accordeur) met ses services et son savoir-faire à la disposition des autres membres. De cette façon, la personne offrant ses services peut elle aussi accumuler des heures de services dans sa « banque d’heures » et ensuite demander à ce qu’on lui rende un ou plusieurs services, tout dépendant du nombre d’heures que cette personne a accumulées. Par exemple, si vous offrez vos services pour cuisiner pour quelqu’un pendant deux heures, vous obtiendrez deux heures dans votre banque d’heures et vous pourrez donc demander à ce qu’on vous rende un service d’une durée équivalente ou moindre.
Vous n’êtes évidemment pas obligés de demander le même service que celui que vous avez offert. La liste de services offerts est très large. Que vous ayez besoin de gardiennage, d’aide à l’informatique, de transport, de travaux ménagers, de réparation etc., l’Accorderie en a pour tous les goûts. La seule condition est d’avoir accumulé assez d’heures pour le service que vous demandez.
L’Histoire de l’Accorderie
La première Accorderie voit le jour à Québec en 2002 sous forme d’organisme à but non-lucratif (OBNL), mais ce n’est qu’en 2006 que le réseau Accorderie prend forme et s’étend à travers d’autres régions du Québec. Son but n’est pas seulement l’échange de services. C’est aussi une façon de construire une alternative au système économique actuel qui a tendance à exclure les gens dans le besoin ainsi que les minorités. L’Accorderie permet donc de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale des personnes marginalisées en valorisant leurs compétences et leurs talents. En effet, d’après le rapport annuel 2024-2025 du Réseau Accorderie, « 32% des accordeurs sont des familles qui ont des revenus de moins de 20k$ par an, 71% des sont des femmes, dont 9% sont à la tête de familles monoparentales ».
C’est aussi une façon de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité car comme il est écrit sur le site officiel de l’Accorderie, « notre monnaie alternative, c’est le temps. Tous en possèdent au moins 24 heures par jour et à l’année. Nous sommes donc d’une égale richesse sur ce point de vue ». « Que tu sois sans emploi, avocat ou même médecin, ton temps vaut la même chose ».
L’Accorderie en Chiffres
Le réseau Accorderie c’est déjà 11 Accorderies dans 8 régions réparties partout au Québec, 4300 accordeurs, c’est plus de 85 000 échanges de services pour un total de plus de 200 000 heures de services échangés. En ce qui concerne l’avenir du Réseau Accorderie, leur but est de continuer à élargir leur réseau et à se développer dans d’autres villes partout à travers le Québec, au Canada et maintenant dans notre ville de Laval. Vous pouvez rejoindre pour plus d’information le groupe du (PAL) Projet Accorderie Laval à l’adresse suivante : Projet.Accorderie.Laval@gmail.com