L’Accorderie Laval franchit une nouvelle étape avec le Centre de bénévolat et Moisson Laval

Quelques mois après l’annonce d’un projet visant à implanter une Accorderie à Laval, l’initiative franchit une nouvelle étape avec la conclusion d’un partenariat avec le Centre de bénévolat et Moisson Laval (CBML).
Dans une communication transmise à Média Laval le 15 septembre, les responsables du Projet Accorderie Laval indiquent que cette entente doit contribuer à l’implantation de l’organisme sur le territoire. L’équipe souhaite maintenant voir l’Accorderie entrer en activité d’ici la fin de 2026 ou au début de 2027.
Le projet repose sur un système d’échange de services entre citoyens où le temps, plutôt que l’argent, sert de monnaie. Une heure consacrée à aider un autre membre donne ainsi droit à une heure de service en retour.
« Le Centre de bénévolat et Moisson Laval et le Projet Accorderie Laval sont maintenant partenaires pour l’implantation d’une Accorderie à Laval », annoncent les membres fondateurs Moïra Rault-Bélisle, Patric Gervais et Gilles Pellerin.
Un projet annoncé plus tôt cette année
Média Laval avait présenté le projet en juillet dernier alors que le comité travaillait encore aux différentes étapes nécessaires à son implantation.
Selon Moïra Rault-Bélisle, le développement de l’initiative avait commencé plusieurs mois auparavant, avant de prendre davantage forme au début de 2026.
Le partenariat conclu avec le Centre de bénévolat et Moisson Laval représente donc une nouvelle étape dans le processus.
L’équipe du Projet Accorderie Laval demeure toutefois responsable de son implantation. Par courriel, elle précise que le projet est « mené de manière autonome » par son comité.
Le groupe reçoit également un appui-conseil ponctuel de membres de l’équipe d’organisation communautaire de Santé Québec Laval, notamment Chantal Goyette, coordonnatrice professionnelle de l’équipe d’organisation communautaire, et El Hadji Diaw, organisateur communautaire et agent de développement.
La conseillère municipale de Champfleury, Carole St-Denis, aurait également manifesté son intérêt et son soutien envers le projet, selon ses responsables.
Le temps comme monnaie d’échange
Une Accorderie fonctionne selon un principe relativement simple : chaque membre peut offrir ses connaissances ou ses compétences aux autres et accumuler des heures qu’il pourra ensuite utiliser pour recevoir un autre service.
La valeur accordée au temps demeure la même, peu importe le type de service offert.
Une personne pourrait par exemple consacrer une heure à aider quelqu’un en informatique, puis utiliser cette heure pour recevoir de l’aide en jardinage, en cuisine, en couture ou pour une autre tâche offerte par un membre du réseau.
« Une heure offerte = une heure reçue », résument les responsables du Projet Accorderie Laval.
Les échanges ne nécessitent donc pas qu’un membre rende directement le service à la personne qui l’a aidé. Les heures accumulées sont inscrites dans une banque et peuvent ensuite être utilisées auprès d’autres membres.
L’Accorderie se distingue ainsi du bénévolat traditionnel puisque les participants peuvent à la fois offrir et recevoir des services.
Créer des liens entre les citoyens
Pour les membres fondateurs, l’implantation à Laval vise également à créer davantage de liens entre les résidents.
L’équipe présente le projet comme un outil pouvant contribuer à diminuer l’isolement social, à valoriser les compétences de chacun et à offrir une forme d’entraide dans la vie quotidienne.
« L’Accorderie Laval sera un espace où chacun peut contribuer, apprendre, rencontrer et s’entraider », indiquent les responsables.
Ils estiment notamment que le modèle peut rejoindre des personnes disposant de moins de ressources financières ou ayant un réseau social plus limité.
Lors de la présentation initiale du projet à Média Laval, les responsables avaient également insisté sur le caractère égalitaire du fonctionnement : une heure de temps possède la même valeur, peu importe la profession, le revenu ou la situation d’une personne.
Un modèle déjà implanté ailleurs au Québec
Le concept des Accorderies existe au Québec depuis plus de 20 ans.
La première Accorderie a été créée à Québec en 2002, tandis que le réseau provincial a commencé à se développer quelques années plus tard.
Selon les données du Réseau Accorderie présentées précédemment à Média Laval, celui-ci comptait 11 Accorderies dans huit régions ainsi que plus de 4 000 membres.
Des dizaines de milliers d’échanges de services ont été réalisés au fil des années à travers le réseau.
Le modèle vise notamment à favoriser l’entraide et l’inclusion sociale en permettant aux participants d’accéder à différents services sans devoir les payer directement en argent.
Une ouverture espérée d’ici le début de 2027
Aucune date officielle d’ouverture n’a encore été annoncée pour l’Accorderie Laval.
Les membres fondateurs indiquent toutefois espérer que le partenariat avec le Centre de bénévolat et Moisson Laval permettra au projet de « s’installer et de voir le jour en 2026 ou au début de 2027 ».
Les prochaines étapes, notamment le lieu précis d’implantation, les modalités d’adhésion et le début des échanges entre membres, n’ont pas encore été détaillées.
Moïra Rault-Bélisle, Patric Gervais et Gilles Pellerin poursuivent entre-temps le développement du projet avec leurs différents partenaires.
L’arrivée éventuelle d’une Accorderie à Laval ajouterait ainsi un nouveau modèle d’entraide communautaire sur le territoire, basé non pas sur l’échange d’argent, mais sur celui du temps et des compétences.