AXTRA interpelle les candidats sur l’accès aux services d’emploi au Québec

À moins de deux mois des élections provinciales du 5 octobre, l’Alliance des centres-conseils en emploi (AXTRA) demande aux candidats des différentes formations politiques de prendre des engagements concernant le financement et l’accessibilité des services publics d’emploi au Québec.
L’organisation, qui représente 85 centres-conseils en emploi à travers la province, affirme que ses membres accompagnent chaque année plus de 65 000 personnes dans leur recherche d’emploi, leur réorientation professionnelle, leur intégration ou leur maintien sur le marché du travail.
Dans une sortie effectuée le 10 août, AXTRA présente trois priorités qu’elle souhaite voir intégrées aux engagements des partis politiques pendant la campagne électorale.
Des critères d’accès jugés trop restrictifs
Selon l’AXTRA, certaines personnes qui souhaitent obtenir de l’aide pour intégrer ou réintégrer le marché du travail rencontrent actuellement des obstacles liés aux critères d’admissibilité aux services ou aux formations.
« Chaque année, les centres-conseils en emploi accompagnent des dizaines de milliers de personnes dans leur intégration, leur maintien ou leur retour sur le marché du travail », a déclaré Valérie Roy, directrice générale d’AXTRA.
L’organisation soutient toutefois qu’un financement qu’elle juge insuffisant et certains critères d’admissibilité limitent l’accès à ces ressources.
AXTRA estime que cette situation doit être revue dans un contexte où les transformations du marché du travail entraînent davantage de transitions, de réorientations et de besoins en formation au cours d’une carrière.
Trois demandes adressées aux partis
La première demande d’AXTRA concerne le financement des organismes spécialisés en employabilité.
L’Alliance réclame un financement qu’elle souhaite stable, équitable et établi en fonction du coût réel des services offerts afin de permettre aux organismes de disposer des ressources nécessaires pour accompagner les chercheurs d’emploi.
Elle demande également que l’accès aux services publics d’emploi soit offert à toute personne ayant un besoin d’accompagnement pour intégrer ou conserver un emploi, indépendamment de son statut socioéconomique ou de sa situation professionnelle.
Enfin, AXTRA souhaite que les centres-conseils en emploi soient davantage reconnus comme partenaires des services publics d’emploi et qu’ils disposent d’une plus grande marge de manœuvre dans leurs interventions.
Ces trois propositions constituent les demandes de l’organisation aux partis politiques et ne représentent pas des engagements gouvernementaux.
Des besoins qui évoluent avec le marché du travail
L,AXTRA associe ses revendications aux transformations que connaît actuellement le marché du travail québécois.
« Les mutations du marché du travail imposent des transitions, des réorientations et des requalifications professionnelles de plus en plus fréquentes, et ce, tout au long de la vie des individus », a affirmé Mme Roy.
Selon l’organisation, les services d’accompagnement doivent donc pouvoir s’adapter aux parcours professionnels qui sont de moins en moins linéaires.
AXTRA présente notamment l’accompagnement en recherche d’emploi, la réorientation de carrière et le maintien en emploi comme des services pouvant répondre à ces changements.
Plus de 65 000 personnes accompagnées annuellement
AXTRA regroupe 85 centres-conseils en emploi et près de 1 200 professionnels à travers le Québec.
Selon les données fournies par l’organisation, ses membres accompagnent plus de 65 000 personnes chaque année, en plus d’offrir des services à des milliers d’entreprises.
L’Alliance affirme avoir pour mission de représenter, d’informer et de soutenir les organismes membres relativement aux enjeux liés à l’emploi et au marché du travail.
En interpellant les candidats de toutes les régions, AXTRA souhaite maintenant que le financement, l’accessibilité et le rôle des services d’emploi fassent partie des enjeux abordés durant la campagne menant aux élections provinciales du 5 octobre.