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Politique

L’avenir de l’aréna Richard-Trottier fera l’objet d’une consultation publique à Laval

Source Google Maps

Le conseil municipal de Laval a adopté à l’unanimité, le 5 mai, une proposition demandant la tenue d’une consultation publique sur l’avenir de l’aréna Richard-Trottier, situé à Fabreville. Le dossier était suivi de près par plusieurs citoyens depuis le dépôt d’une demande de démolition visant le bâtiment, fermé depuis 2018 en raison de problèmes structurels.

Le débat s’inscrit dans une saga municipale qui a pris de l’ampleur au cours des dernières semaines. Le 14 avril, Parti Laval avait déposé un avis de proposition réclamant qu’aucune démolition ne soit autorisée avant qu’une consultation publique complète soit tenue. Une pétition allant dans le même sens a aussi circulé.

Un dossier relancé après une demande de démolition

Le 30 mars, le Comité de démolition de la Ville de Laval était saisi d’une demande visant le bâtiment situé au 3155, rue Esther, soit l’aréna Richard-Trottier. À l’issue de l’audition publique, le comité a reporté sa décision à une séance ultérieure dont les détails n’avaient pas encore été annoncés, selon l’avis de proposition déposé par le conseiller municipal de Fabreville-Sud, Martin Vaillancourt.

Ce bâtiment, répertorié dans le pré-inventaire du patrimoine religieux, institutionnel et moderne de la Ville de Laval, est fermé depuis 2018 à la suite de l’apparition de fissures dans la dalle de béton soutenant la patinoire.

Selon le texte présenté par Parti Laval, l’administration municipale privilégierait la démolition du bâtiment après plus de cinq ans de fermeture.

Une pétition pour consulter la population

La pétition déposée dans ce dossier demandait à la Ville de Laval de tenir une consultation publique « complète, accessible et transparente » sur l’avenir du site, y compris sur l’option de préserver le bâtiment, avant toute décision irréversible.

Le texte de la pétition rappelle aussi que Laval se classerait au 16e rang sur 17 régions administratives québécoises pour le nombre d’arénas par 100 000 habitants, avec 11 arénas incluant l’aréna Richard-Trottier et la Place Bell.

Lors de la séance municipale du 5 mai, une pétition signée par près de 1000 citoyens a d’ailleurs été déposée par Louise Lortie, conseillère municipale de Marc-Aurèle-Fortin, selon Parti Laval.

Une proposition adoptée à l’unanimité

Dans un communiqué diffusé le 7 mai, Parti Laval a qualifié l’adoption unanime de cette proposition de « victoire citoyenne ».

Selon Martin Vaillancourt, cette décision répond à une demande répétée de citoyens, de familles et d’organismes qui souhaitaient être consultés avant que le dossier n’aille plus loin.

« Depuis plusieurs semaines, des citoyennes et citoyens, des familles et des organismes nous demandent de consulter la population avant d’aller plus loin dans ce dossier. C’est ça la démocratie, c’était illogique d’empêcher la population de se prononcer. Maintenant, il faudra s’assurer qu’aucune décision hâtive ne soit prise sans tenir compte de ce qui ressortira de cette consultation », a-t-il déclaré.

Une mobilisation suivie dans le quartier

Selon le communiqué, le dossier a suscité une importante mobilisation dans le quartier de Fabreville, notamment parce que plusieurs citoyens s’opposaient à l’idée de voir disparaître une infrastructure sportive de proximité sans qu’une autre solution soit étudiée publiquement.

Louise Lortie affirme que les personnes rencontrées sur le terrain exprimaient toutes le même message.

« Toutes les personnes qu’on a rencontrées nous disaient la même chose : ça n’a pas de sens de démolir une infrastructure sportive de quartier comme l’aréna Richard-Trottier sans que les citoyens et citoyennes aient leur mot à dire. Il aura fallu une forte mobilisation citoyenne pour obtenir cette pause et cette consultation publique, mais c’est un gain important pour les gens de Fabreville », a-t-elle affirmé.

Une consultation à venir

Parti Laval soutient maintenant que la prochaine étape sera de s’assurer que cette consultation permette réellement à la population de se prononcer sur l’avenir du site et sur les besoins du quartier en infrastructures sportives de proximité.

Selon Martin Vaillancourt, toutes les options devront être étudiées sérieusement avant qu’une décision finale soit prise.

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