« Femmes en politique » des candidates libérales échangent à Laval
Mercredi 19 août en soirée, a eu lieu au Château Royal, le panel « Femmes en politique », organisé par le Parti Libéral du Québec. Cet événement partisan a rassemblé plusieurs candidates du Parti libéral du Québec en vue des élections provinciales du 5 octobre. Celles-ci représenteront les libéraux aux élections provinciales, qui auront lieu le 5 octobre prochain. Le chef du PLQ, Charles Milliard, était également de passage à l’événement après sa visite à Laval en compagnie du maire Stéphane Boyer, dans le cadre de la campagne Laval veut sa juste part.
Le panel a débuté avec quelques discours de bienvenue, en commençant par celui de Désirée McGraw, députée et représentante de Notre-Dame-de-Grâce, qui a souligné l’objectif de cette soirée comme étant « d’appuyer, de financer et de faire briller les femmes en politique, surtout celles du PLQ ».
C’est ensuite la jeune Cassandre Chatelois qui a pris la parole pour partager son parcours en tant que jeune femme politisée, suivie d’une invitée spéciale, Dominique Anglade, ancienne cheffe du Parti Libéral du Québec, ancienne vice-première ministre du Québec et ancienne ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. Dominique Anglade a rappelé au public certaines lois adoptées sous des gouvernements libéraux qui, selon elle, ont contribué à l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle a aussi encouragé les hommes et les femmes présents dans la salle à s’impliquer davantage en politique afin de faire entendre leur voix.
Un panel sur la place des femmes en politique
Charlie Bourdages a animé la discussion et présenté les panélistes : Christine St-Pierre, analyste politique et ancienne ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, des Relations internationales et de la Francophonie ; Madwa-Nika Cadet, députée, candidate libérale à Bourassa-Sauvé et porte-parole libérale en matière d’éducation ; Valérie Renaud-Martin, candidate libérale à Trois-Rivières ; et Nancy Labbé, candidate libérale à Beauce-Nord et ancienne directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie de la Nouvelle-Beauce. La discussion a porté sur plusieurs enjeux liés à la participation des femmes en politique, ainsi que sur les parcours des panélistes.
Répondant à la question sur ce qu’elle aimerait voir changer à l’avenir, Nancy Labbé répond que « de nos jours, la politique veut qu’on vive dans un monde où il y a les bons d’un côté et les méchants de l’autre. J’espère qu’un jour, on arrivera à accepter le fait que même si notre parti a de bonnes idées, un autre parti en a peut-être une meilleure. » Elle insiste sur le fait qu’il est possible d’adhérer à une idée venant d’un parti opposé et d’être d’accord avec celle-ci et que, malgré nos différences, les autres partis ne sont pas nos ennemis.
Quant à Valérie Renaud-Martin, elle explique que les commentaires négatifs et désobligeants sur les réseaux sociaux ne devraient pas être tolérés et que ce n’est pas parce que quelqu’un a choisi de se présenter en politique qu’il ou elle devrait accepter de recevoir des commentaires haineux à longueur de journée.
En ce qui concerne ce qu’elles aimeraient pouvoir dire à la version d’elles-mêmes en début de carrière, Madwa-Nika Cadet dit « c’est très simple, mais j’aurais aimé lui dire de se faire plus confiance. J’avais tendance à me sous-estimer et à me demander “est-ce que j’ai vraiment ma place dans ce milieu?” » Elle rajoute « quand on vient d’un milieu non traditionnel et que personne ne nous ressemble, on a tendance à douter de nos capacités, mais au contraire, on apporte des connaissances et de l’expérience que les autres dans ce domaine n’ont pas. »
Pour Renaud-Martin, le conseil qu’elle aurait aimé se donner à elle-même est de ne pas comparer son expérience à celle de ses adversaires. « Ce n’est pas la longueur du CV qui compte ou qui fait de nous une bonne politicienne ou un bon politicien, ce sont nos qualités en tant qu’être humain. Ce qui compte, ce ne sont pas les titres qu’on a eus, mais la façon dont on a agi avec les autres. »
Quant à Christine St-Pierre, elle explique qu’elle aurait voulu avoir un mentor au début de sa carrière. « D’après moi, il est très important d’avoir quelqu’un avec de l’expérience qui vous comprend, vous rassure, vous aide à corriger des erreurs et vous épaule durant votre parcours. »
Un discours de clôture axé sur la participation des femmes
La soirée s’est ensuite terminée avec le discours d’une autre invitée spéciale, Brigitte B. Garceau, députée, candidate libérale à Robert-Baldwin et porte-parole libérale en matière de condition féminine. Garceau rappelle au public que « chaque femme qui s’implique en politique contribue à renforcer la démocratie. Elles apportent une perspective indispensable pour défendre le droit des femmes, mais aussi l’égalité ». Elle ajoute, « il est crucial que nous soyons nombreuses, visibles et entendues. Le leadership au féminin est une réponse collective et un message clair que nous ne reculerons jamais. » Elle finit en disant « notre objectif aujourd’hui [en tant que politiciennes] n’est pas seulement de franchir les portes, mais de continuer à les ouvrir encore plus grand pour celles qui viendront après nous. »