Le PLQ réunit ses militants à Sherbrooke à quelques mois des élections

Source AGM MCL
À quelques mois des élections générales prévues en octobre, le Parti libéral du Québec a tenu les 5 et 6 juin son conseil général à Sherbrooke, en Estrie. Présenté comme le dernier conseil général avant la campagne électorale, l’événement a permis au parti de mettre de l’avant ses priorités, son organisation et son message économique.
Selon les interventions rapportées sur place, le parti ont insisté sur le thème du renouveau, de la rigueur financière et du développement régional.
Un rassemblement placé sous le signe de la relance
En ouverture, le président de l’aile estrienne, François Vaes, a salué le travail accompli par les militants et a affirmé sentir un retour d’intérêt envers le parti.

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Le président du PLQ, Rafael Ferraro, a pour sa part remercié les équipes organisatrices, qu’il a décrites comme essentielles au fonctionnement du parti. Il a également rendu hommage au militant Émilien Nadeau, décédé récemment.
M. Ferraro a soutenu que le choix de l’Estrie pour accueillir le conseil général n’était pas anodin, en rappelant qu’il s’agit de la région d’un ancien chef libéral, Jean Charest. Il a aussi mis de l’avant la réorganisation du parti et une gestion qu’il a décrite comme rigoureuse de ses finances.
Charles Milliard recentre le discours sur l’économie
Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, a livré un discours axé en grande partie sur l’économie, la santé publique et les finances de l’État.
Il a soutenu que les Québécois auront à faire un choix déterminant dans quelques mois sur la direction à donner au Québec. Il a affirmé que la province avait besoin, selon lui, d’un gouvernement capable de remettre de l’ordre dans les finances publiques et d’investir dans les infrastructures.
Le chef libéral a aussi insisté sur l’importance de l’entrepreneuriat en région. Il a critiqué ce qu’il a présenté comme un excès de bureaucratie pour les PME et a affirmé vouloir renforcer les 17 régions du Québec plutôt que les voir se dévitaliser.
Dans son allocution, M. Milliard a aussi accusé la CAQ d’avoir laissé se détériorer la situation au cours de ses années au pouvoir, tout en affirmant qu’un vent de renouveau soufflait au PLQ.
L’Estrie mise de l’avant
Le conseil général a aussi servi de vitrine pour le candidat libéral dans Sherbrooke, Pierre Cossette, ancien recteur de l’Université de Sherbrooke de 2017 à 2025.

Source AGM MCL
Dans son intervention, celui-ci a dit être fier de son engagement et a expliqué son choix du Parti libéral du Québec par le leadership de son chef ainsi que par des valeurs qu’il a associées aux libertés individuelles, à la justice sociale et au développement économique.
L’économie au cœur du deuxième jour
Le deuxième jour du conseil général a notamment été marqué par une intervention du président de la commission politique du parti, André Pratte.
Celui-ci a présenté le Québec comme une société profondément libérale, attachée aux droits fondamentaux et à un libéralisme qu’il a décrit comme équilibré et pragmatique. Il a aussi soutenu que l’économie devait demeurer au cœur du programme politique, en affirmant qu’elle permettait ensuite d’investir dans des secteurs comme la culture et les services publics.
Au fil des échanges, plusieurs participants ont abordé les enjeux de productivité, d’innovation, d’accès au capital et de formation de la relève. Des intervenants ont notamment soutenu que les PME québécoises avaient besoin de plus d’appui pour commercialiser leurs innovations et mieux collaborer avec les cégeps, les universités et les centres de recherche.
Une organisation qui entre dans sa dernière ligne droite
Le conseil général a aussi donné lieu à la remise du prix Lucienne-Saillant, présenté comme la plus haute distinction militante du parti.
À l’issue de cette rencontre, les responsables libéraux ont donné le ton pour les prochains mois en insistant sur la préparation du parti sur le terrain et sur l’importance de la prochaine campagne.
Laval sera libérale
Selon la projection de Qc125 mise à jour le 21 mai, les six circonscriptions lavalloises basculeraient actuellement du côté du Parti libéral du Québec si une élection avait lieu aujourd’hui. Cette dynamique est observée dans un contexte où le maire de Laval, Stéphane Boyer, a lancé en mai la campagne « Laval veut sa juste part. Maintenant. », une coalition régionale réclamant des engagements clairs pour trois priorités, soit l’agrandissement de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, l’agrandissement du Collège Montmorency et le prolongement de la ligne orange du métro. Selon le message de la campagne, Laval se classe pour une troisième année de suite au 17e rang sur 17 en matière d’investissements gouvernementaux par habitant.