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Société

Loubna Majda Chourouk et Shan Pelletier: Abolition du PEQ : La restauration en péril?

Manifestation contre la fin du PEQ Source Gracieuseté

Par Loubna Majda Chourouk et Shan Pelletier

« Avec l’abolition du PEQ, nous serons obligés de couper des heures de service »

  • Samir Guerras, propriétaire de Casa Grecque à Drummondville.
    Depuis la pandémie, les restaurateurs du Québec peinent à recruter de la main-d’œuvre locale.
    Ils optent pour le recrutement de personnel à l’étranger. Le programme de l’expérience
    québécoise (PEQ) représentait une solution rapide. Il permettait aux travailleurs étrangers
    temporaires d’obtenir plus facilement la résidence permanente en ayant acquis de l’expérience
    ici.

L’annonce

Le 6 novembre 2025, le Ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration Mr
François Roberge annonce la fin du PEQ. Une onde « de choc » touche les étudiants étrangers
ainsi que les travailleurs étrangers temporaires. Les personnes affectées par cette abolition
manifestent dans les rues de Montréal en réclamant une clause grand-père pour ceux qui sont
déjà établis ici.
Le député libéral de l’arrondissement l’Acadie et porte-parole de l’opposition officielle
Immigration, Mr André Albert Morin critique cette décision :
« C’est inhumain de traiter des travailleurs étrangers de cette façon, ils ont tout quitté pour
venir s’installer au Québec et nous aider à faire tourner la machine dans plusieurs secteurs
économiques… »
Il propose le rétablissement du PEQ ou bien le maintien des droits acquis.

La cuisine est en feu

L’Association Restauration Québec (ARQ) se dit inquiète par l’abolition du programme. Ce sont
près de 12000 travailleurs étrangers temporaires qui sont embauchés dans les restaurants de la
province.
« 38 % des restaurateurs québécois emploient des travailleurs étrangers. Les propriétaires les
plus touchés par cette loi sont ceux situés hors de Montréal » nous annonce Martin Vézina, le
représentant médiatique de l’ARQ. Sur la Côte-Nord, un restaurant risque de mettre la clé sous
la porte d’ici l’été 2026.
Casa Grecque, restaurant à Drummondville, ne peut plus servir de déjeuners à sa clientèle. Il a
aussi mis fin à son service traiteur. Le propriétaire Samir Guerras compte sur ses employés issus
de l’immigration. Sur 40 employés, 4 sont des travailleurs étrangers, un plafond de 10% imposé
par le gouvernement québécois. Deux d’entre eux sont en arrêt de travail, en attente du
renouvellement de leur permis. Avec l’abolition du PEQ, Samir considère diminuer les services
du midi.

Au revoir le PEQ, bienvenue le PSTQ

Le gouvernement propose une alternative au PEQ, le programme de sélection des travailleurs
qualifiés (PSTQ). Il fonctionne uniquement sur invitation, sans date fixe ni seuils fixés de
personnes accueillies. Les restaurateurs doivent s’aligner avec ce nouveau système et planifier
à l’avance le recrutement à l’étranger.

Martin Vézina nous explique qu’un diplôme d’études professionnelles (DEP) est requis. Le test
de français est aussi rendu plus exigeant. Selon lui, les diplômes demandés sont parfois
incompatibles avec la réalité du métier. Il déclare que le Québec a besoin de main-d’œuvre
compétente et expérimentée.
Les restaurateurs estiment que les travailleurs étrangers contribuent à l’essor de l’économie
québécoise et que les lois d’immigration doivent être plus souples pour contrer la pénurie de la
main d’œuvre.

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