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Le PLQ tient son premier caucus à Laval après l’élection de six députés libéraux

Les six députés libéraux de Laval réunis lors de leur assermentation en compagnie du chef Charles Milliard
Source Collection Assemblée nationale du Québec Claude Mathieu photographe

Au lendemain de leur assermentation à l’Assemblée nationale, les six députés libéraux de Laval ont accueilli leurs collègues du Parti libéral du Québec (PLQ) dans la région, le 22 octobre, à l’occasion du premier caucus de la formation depuis les élections provinciales.

Le choix de Laval survient après une transformation complète de la représentation politique de la région. Le 5 octobre dernier, les électeurs des six circonscriptions lavalloises ont élu des candidats du PLQ, soit Cécile Tremblay dans Sainte-Rose, Virginie Dufour dans Mille-Îles, Caroline De Guire dans Laval-des-Rapides, Madeleine Féquière dans Chomedey, Louis Ialenti dans Vimont-Auteuil et Marie Claude Fournier dans Fabre.

Virginie Dufour entreprend un deuxième mandat, tandis que les cinq autres députés font leur entrée à l’Assemblée nationale. Avant le déclenchement de la campagne, Laval comptait quatre députés de la Coalition avenir Québec, une députée indépendante et une députée libérale.

À l’occasion de la cérémonie d’assermentation, Charles Milliard a affirmé que « le Parti libéral est de retour », tout en reconnaissant que le travail de reconstruction de sa formation n’était pas terminé.

Il s’agit de la première fois en huit ans que les six circonscriptions de Laval sont représentées par des députés libéraux.

Plusieurs dossiers lavallois à porter à Québec

Pour les six députés de Laval, cette nouvelle législature s’ouvre avec de nombreux enjeux régionaux à porter à l’Assemblée nationale. Parmi les dossiers les plus surveillés figurent ceux mis de l’avant par la mobilisation « Laval veut sa juste part. Maintenant. », lancée afin de réclamer davantage d’investissements provinciaux dans la région.

Selon les données mises de l’avant par cette mobilisation, Laval se classait pour une troisième année consécutive au 17e et dernier rang des régions administratives du Québec en matière d’investissements publics par habitant. La coalition avait concentré ses revendications autour de trois grands projets : l’agrandissement de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, l’agrandissement du Collège Montmorency et le prolongement de la ligne orange du métro vers l’ouest de Laval.

Dans son communiqué annonçant la tenue de son premier caucus à Laval, le PLQ réaffirme que la santé, le logement, l’éducation et la mobilité feront partie des préoccupations que sa nouvelle députation lavalloise entend porter à l’Assemblée nationale.

Cette équipe représente également un changement important pour le parti dans la région. Avant le scrutin, Virginie Dufour était la seule députée libérale de Laval. Élue dans Mille-Îles en 2022, elle représente notamment Saint-François, Duvernay-Est, Saint-Vincent-de-Paul et plusieurs quartiers de l’est de l’île.

Lors des entrevues réalisées par Média Laval dans le cadre de sa couverture électorale, Mme Dufour avait notamment insisté sur les besoins de transport collectif dans l’est de Laval. Elle proposait de travailler avec la Société de transport de Laval afin d’évaluer la mise en place de navettes rapides desservant notamment Saint-François, Duvernay-Est et Duvernay.

La question d’une meilleure desserte entre l’est et l’ouest de Laval avait également été abordée par d’autres candidats libéraux, dont Louis Ialenti dans Vimont-Auteuil et Marie Claude Fournier dans Fabre, lors des échanges réalisés par Média Laval pendant la campagne.

Le dossier de la Cité-de-la-Santé occupait pour sa part une place particulière dans Vimont-Auteuil, la circonscription où se trouve l’hôpital. Dans une entrevue accordée à Média Laval, Louis Ialenti avait présenté l’avenir de l’établissement comme l’un des dossiers ayant contribué à sa décision de faire le saut en politique.

Il avait également fait valoir que l’élection des six candidats libéraux de Laval donnerait à la région six voix pour défendre le projet à Québec.

Les engagements libéraux pendant la campagne

Pour rappel pendant la campagne, Charles Milliard avait multiplié ses passages à Laval et pris plusieurs engagements dans la région.

Le 7 septembre, entouré de ses six candidats lavallois, il avait notamment promis qu’un gouvernement libéral prioriserait l’agrandissement et la modernisation de la Cité-de-la-Santé.

Le projet comprend notamment une première phase prévoyant 108 lits supplémentaires en médecine et en chirurgie ainsi que la modernisation de services liés à la périnatalité, à la néonatalogie, à la pédiatrie et à la santé mentale.

Le projet demeure à l’étude au Plan québécois des infrastructures et attend toujours de franchir les prochaines étapes menant à sa réalisation.

Quelques jours avant le scrutin, le 30 septembre, Charles Milliard était également revenu à Laval pour présenter une proposition de porte d’entrée publique en télésanté accessible sept jours sur sept. Le parti la présentait notamment comme une façon de faciliter l’accès à la première ligne et de réduire certains déplacements vers les urgences.

Ces engagements avaient toutefois été formulés dans la perspective de la formation d’un gouvernement libéral. Le résultat du 5 octobre place plutôt les élus du PLQ dans l’opposition, signifiant qu’ils ne disposent pas directement du pouvoir gouvernemental nécessaire pour mettre ces mesures en œuvre. Ils pourront néanmoins les défendre à l’Assemblée nationale et interpeller le gouvernement péquiste sur les dossiers lavallois.

Dieudonné Ella Oyono chargé de représenter Laval au gouvernement

Dieudonné Ella Oyono
Source Est Média Montréal

Du côté du gouvernement péquiste, comme aucune des six circonscriptions de Laval n’est représentée par un député du parti au pouvoir. Le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon a donc confié la responsabilité de la région à Dieudonné Ella Oyono, député de Les Plaines et nouvellement nommé ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur. Le gouvernement du Québec confirme également son titre de ministre responsable de la région de Laval.

À ce titre, M. Ella Oyono sera notamment appelé à représenter les intérêts et les enjeux lavallois auprès du Conseil des ministres, succédant à Christopher Skeete, ancien député de Sainte-Rose qui avait occupé cette responsabilité sous les gouvernements caquistes.

Sa nomination étant toute récente et le ministre ne représentant lui-même aucune circonscription lavalloise, ses intentions concernant les principaux dossiers de la région restent toutefois à préciser. Au moment de publier, aucune prise de position détaillée de sa part n’avait encore été annoncée concernant l’agrandissement de la Cité-de-la-Santé, celui du Collège Montmorency ou le prolongement de la ligne orange.

Économiste de formation, Dieudonné Ella Oyono occupait jusqu’à récemment des fonctions de direction en développement économique à la Ville de Montréal. Il a également travaillé au gouvernement du Québec, notamment au ministère de l’Économie, avant son élection dans Les Plaines le 5 octobre.

Sur son profil LinkedIn, le nouveau ministre se décrit comme spécialisé en développement économique, en politiques publiques, en développement territorial, en relations institutionnelles, en gouvernance et en affaires publiques. Il y affirme privilégier une approche fondée sur « l’écoute, le dialogue et la recherche de solutions concrètes ».

Sa nomination place donc un nouvel interlocuteur entre Laval et le gouvernement péquiste. Les prochaines semaines permettront de connaître les priorités qu’il entend défendre pour la région et, notamment, sa position sur les grands projets réclamés pendant la campagne.

Une délégation entièrement dans l’opposition

La région dispose désormais de six députés appartenant à l’opposition officielle. Pour le Parti libéral, la tenue de son premier caucus à Laval vise à mettre de l’avant cette nouvelle équipe régionale et à montrer son intention de faire entendre les dossiers lavallois depuis les banquettes de l’opposition. Les prochains travaux parlementaires permettront maintenant de voir quelle place occuperont les intérêts lavallois dans les échanges entre les six députés libéraux de Laval, le ministre responsable de la région et le nouveau gouvernement minoritaire péquiste.

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