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Le PQ promet une nouvelle maison d’hébergement pour femmes à Laval

Marie Jeanne Rivest candidate PQ dans Chomedey
Source Gracieuseté

La campagne électorale bat son plein et le Parti québécois poursuit le dévoilement de ses engagements dans les différentes régions du Québec. À Laval, la formation politique promet notamment la construction d’une nouvelle maison d’hébergement de première étape destinée aux femmes victimes de violence.

L’engagement a été présenté à Laval, le 14 septembre par Marie-Jeanne Rivest, candidate péquiste dans Chomedey, dans le cadre d’une série de mesures visant à augmenter la capacité et les ressources des maisons d’hébergement pour femmes à travers le Québec.

Le PQ promet de construire six nouvelles maisons de première étape, soit une à Montréal, en Outaouais, à Laval, dans Lanaudière, en Montérégie et dans la Capitale-Nationale.

Le parti propose également d’investir 35 millions de dollars sur quatre ans dans les ressources des maisons de première étape et de rehausser de 52 millions de dollars sur quatre ans le financement des maisons de deuxième étape.

Une nouvelle ressource promise à Laval

Pour rappel, les maisons de première étape offrent un hébergement sécuritaire et du soutien à court terme aux femmes victimes de violence conjugale et les maisons de deuxième étape proposent pour leur part un accompagnement à moyen et à long terme, notamment après un séjour dans une première ressource.

À Laval, la promesse du Parti québécois se traduirait donc par la construction d’une nouvelle maison de première étape, en plus d’une hausse du financement auquel pourraient avoir accès les ressources déjà présentes sur le territoire.

Marie-Jeanne Rivest a notamment cité la Maison de Lina, la Maison L’Esther, la Maison Le Prélude et la Maison Marie-Marguerite parmi les organismes lavallois concernés par les besoins en hébergement et en accompagnement.

La Maison de Lina, la Maison L’Esther et Le Prélude figurent parmi les maisons lavalloises membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. La Maison Marie-Marguerite offre pour sa part de l’hébergement aux femmes violentées, avec ou sans enfant, vivant différentes problématiques.

« Les sommes que nous annonçons aujourd’hui vont permettre d’ajouter des ressources directement dans les maisons d’hébergement existantes comme la Maison de Lina, la Maison L’Esther, Le Prélude et la Maison Marie-Marguerite dans la région de Laval », affirme la candidate péquiste.

Quatre Québécoises sur dix rapportent avoir vécu de la violence d’un partenaire intime

Pour justifier ses engagements, le Parti québécois s’appuie notamment sur les données de l’Institut de la statistique du Québec concernant la violence entre partenaires intimes.

Selon l’Enquête québécoise sur la violence commise par des partenaires intimes de 2021-2022, environ 40 % des Québécoises de 18 ans et plus ayant déjà été dans une relation intime ou amoureuse ont vécu au moins un acte de violence de la part d’un partenaire intime au cours de leur vie.

Cela représentait environ 1,33 million de femmes au moment de l’enquête. Les femmes étaient également plus susceptibles que les hommes de subir des gestes répétés, des actes graves ou des comportements liés au contrôle coercitif.

« On ne peut pas accepter cela comme société », soutient Marie-Jeanne Rivest, qui affirme vouloir faire de la sécurité des femmes victimes de violence une priorité de sa formation.

Des demandes d’hébergement refusées faute de places

Le manque de places dans les maisons d’hébergement constitue également un enjeu soulevé par plusieurs organisations du milieu.

En mai dernier, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, la Fédération des Maisons d’Hébergement pour Femmes et l’Alliance des maisons d’hébergement de deuxième étape affirmaient qu’une femme sur deux se voyait refuser l’accès à une maison d’hébergement faute de place.

Marie-Jeanne Rivest a repris cette donnée lors de l’annonce lavalloise.

« Une femme sur deux qui demande une place en maison d’hébergement est refusée par manque de place au Québec », a-t-elle déclaré.

Selon la candidate, les maisons doivent pouvoir offrir rapidement un lieu sécuritaire et confidentiel aux femmes et aux enfants qui quittent une situation de violence.

Des investissements sur quatre ans

La proposition du Parti québécois prévoit deux enveloppes distinctes pour les ressources existantes.

Une somme de 35 millions de dollars serait consacrée sur quatre ans aux maisons de première étape à travers le Québec, tandis qu’un financement supplémentaire de 52 millions de dollars serait destiné aux maisons de deuxième étape pendant la même période.

Le parti n’a pas précisé, dans son annonce du 14 septembre, quelle portion de ces enveloppes serait spécifiquement réservée aux organismes lavallois ni le coût prévu de la nouvelle maison promise à Laval.

La localisation, le nombre de places et l’échéancier de construction de cette éventuelle ressource n’ont pas non plus été détaillés.

Avec cette annonce, les enjeux de violence conjugale et d’accès aux ressources d’hébergement s’ajoutent aux dossiers lavallois abordés par les différentes formations politiques à l’approche du scrutin provincial du 5 octobre.

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Rosalie Picard
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