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Politique

Laval face à une facture d’un milliard de dollars pour ses usines d’eaux usées

Source Radio Canada

Alors que plusieurs enjeux urbains comme la crise du logement occupent souvent l’espace public, le maire de Laval, Stéphane Boyer, a récemment attiré l’attention sur un dossier qu’il considère comme moins connu, mais potentiellement lourd de conséquences pour les finances municipales : les nouvelles normes imposées aux usines de traitement des eaux usées.

Dans une publication diffusée le 4 mars sur sa page Facebook, le maire a indiqué que la mise à niveau des installations lavalloises pourrait représenter un investissement d’environ un milliard de dollars.

Source Stéphane Boyer maire de Laval Facebook

« Il y a un enjeu dont on ne parle presque jamais… mais qui pourrait avoir un impact monumental sur les finances des villes : les nouvelles normes imposées aux usines de traitement des eaux usées », a écrit Stéphane Boyer.
Selon lui, ces investissements seraient nécessaires uniquement pour se conformer à la nouvelle réglementation, sans pour autant augmenter la capacité de traitement des installations.

Des investissements majeurs à prévoir

Les propos du maire s’inscrivent dans un débat plus large qui touche plusieurs grandes villes québécoises.

Dans un reportage publié le 20 février par Radio-Canada, le journaliste Olivier Bachand indiquait que les municipalités devront investir plusieurs milliards de dollars pour se conformer aux nouvelles normes environnementales liées au traitement des eaux usées.

Ces exigences découlent notamment du Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées et d’une stratégie pancanadienne visant à réduire les rejets polluants dans les milieux aquatiques.

À Laval, des estimations préliminaires évoquent une facture d’environ 930 millions de dollars pour la mise aux normes des trois stations d’épuration de la ville.

Des inquiétudes dans plusieurs municipalités

La mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, a également exprimé ses inquiétudes quant aux impacts financiers de ces nouvelles obligations.

Selon les estimations évoquées dans le reportage de Radio-Canada, la réfection du Centre d’épuration Rive-Sud pourrait coûter entre 1 et 1,3 milliard de dollars. La mairesse a illustré que cette dépense pourrait entraîner une augmentation de taxes d’environ 8,25 % si elle devait être assumée uniquement par la municipalité.

Les villes demandent davantage de soutien

Plusieurs municipalités réclament ainsi un soutien financier accru des gouvernements provincial et fédéral.

Le président de l’Union des municipalités du Québec, Guillaume Tremblay, a déclaré dans le reportage que l’ajout de nouvelles normes devrait s’accompagner d’un financement adéquat.

De son côté, le ministre de l’Environnement du Québec, Benoit Charette, a rappelé que les municipalités peuvent déjà accéder à différents programmes d’aide pour les infrastructures d’eau, dont le programme PRIMEAU.

Selon Québec, ces programmes totalisent environ 5,2 milliards de dollars pour l’ensemble de la province.

Des objectifs environnementaux

Les nouvelles normes visent notamment à réduire les rejets de matières organiques et à imposer, dans certaines grandes villes comme Montréal, Laval et Longueuil, le traitement de l’azote ammoniacal, une substance qui peut devenir toxique pour les écosystèmes aquatiques lorsqu’elle est présente en trop grande concentration.

Selon le professeur retraité de Polytechnique Montréal Yves Comeau, ces mesures contribuent à limiter les zones pauvres en oxygène dans le fleuve Saint-Laurent, ce qui peut affecter les poissons et les crustacés.

Pour le maire de Laval, la question dépasse toutefois l’enjeu environnemental et soulève aussi un défi de financement pour les municipalités.

Dans sa publication, il indique mener des démarches auprès des gouvernements du Québec et du Canada, notamment en collaboration avec d’autres grandes villes, afin d’ouvrir une réflexion sur le financement de ces nouvelles exigences réglementaires.

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