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Une commission parlementaire réclamée sur l’explosion des coûts de la collecte sélective

De gauche à droite Annick Van Campenhout vice présidente Progrès en alimentation et développement
durable Conseil de la transformation alimentaire du Québec Virginie Dufour Députée de Mille îles et Martin Vézina vice président aux affaires publiques et gouvernementales Association Restauration Québec
Source Assemblée nationale du Québec

La députée libérale des Mille-Îles, Virginie Dufour, demande la tenue d’une commission parlementaire afin de faire la lumière sur l’augmentation marquée des coûts liés à la collecte sélective au Québec.

À titre de porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement, elle a déposé une demande de mandat d’initiative auprès de la Commission des transports et de l’environnement. L’objectif serait d’entendre des représentants d’entreprises, des experts et des acteurs de l’industrie afin d’analyser la situation et d’identifier des pistes de solution.

Des hausses importantes pour les producteurs

Depuis que Éco Entreprises Québec gère et finance le système de collecte sélective, désormais basé sur le principe de responsabilité élargie des producteurs, les entreprises qui mettent des produits en marché doivent en assumer les coûts.

Selon des chiffres obtenus par le Conseil de la transformation alimentaire du Québec, ces coûts auraient augmenté de 76 % à 350 % pour certains producteurs. Toujours selon les données évoquées, les dépenses totales du régime seraient passées de 285 à 483 millions de dollars en trois ans.

La députée s’interroge notamment sur l’écart entre les différents modes de traitement des matières résiduelles. Elle affirme que la collecte sélective coûterait en moyenne 955 $ la tonne, comparativement à 108 $ pour l’enfouissement et 120 $ pour le compostage.

Parallèlement, la fréquence de la collecte des matières recyclables sera uniformisée aux deux semaines à l’échelle du Québec, alors que certaines municipalités offraient auparavant un service hebdomadaire.

Un impact économique soulevé

Virginie Dufour estime que ces hausses s’ajoutent à un contexte déjà difficile pour les entreprises, marqué par l’inflation et les pressions tarifaires des dernières années. Elle soutient qu’une partie des coûts pourrait ultimement être refilée aux consommateurs.

Dans un communiqué, elle affirme que le nouveau système a « des impacts financiers majeurs » sur les entreprises et qu’il est nécessaire de faire la lumière sur « l’explosion des coûts d’opération » ainsi que sur les solutions possibles pour freiner cette hausse.

De son côté, Annick Van Campenhout, vice-présidente Progrès en alimentation et développement durable au Conseil de la transformation alimentaire du Québec, indique que les écarts observés soulèvent des questions sur l’architecture du système et justifient, selon elle, un examen approfondi.

Martin Vézina, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de Association Restauration Québec, mentionne pour sa part que l’imprévisibilité des frais complique la planification financière des restaurateurs et pourrait se traduire par des hausses de prix pour les clients.

La demande de mandat d’initiative devra maintenant être étudiée par les membres de la Commission des transports et de l’environnement.

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