Le Mois Numérique de la Jeunesse de retour ce février 2026

Les réseaux sociaux, les jeux en ligne et les plateformes de discussion occupent aujourd’hui
une place centrale dans la vie des jeunes Québécois.
Pourtant, ces espaces numériques ne sont pas toujours synonymes de sécurité et de bienveillance. Selon une étude récente, plus d’un jeune sur deux âgé de 10 à 18 ans aurait déjà été confronté à une forme de
cyberintimidation. Un chiffre alarmant qui rappelle l’urgence d’agir collectivement pour rendre le
web plus sain et plus sécuritaire. C’est dans ce contexte que revient le Mois Numérique
Jeunesse (MNJ), dont la septième édition se déroulera du 1er au 28 février 2026 partout au
Québec. Sous le thème évocateur « Zéro toxique dans ton univers numérique! », l’initiative
invite les jeunes, leurs familles et les milieux scolaires à réfléchir aux comportements en ligne et
à poser des gestes concrets pour favoriser des interactions respectueuses.
Derrière l’écran, des impacts bien réels…
Contrairement à la croyance voulant que « ce qui se passe en ligne reste en ligne », les effets
de la cyberintimidation se font sentir bien au-delà de l’écran. Pour de nombreux jeunes, un
simple message blessant, une moquerie publique ou le partage non consenti d’une photo peut
entraîner une spirale de conséquences émotionnelles et sociales. Anxiété, isolement, baisse de
l’estime de soi, troubles du sommeil et décrochage scolaire figurent parmi les impacts les plus
fréquemment observés. L’environnement numérique amplifie ces situations. La rapidité de
diffusion, l’anonymat et la permanence des contenus rendent les attaques plus difficiles à éviter
et à oublier. Un commentaire publié en quelques secondes peut être vu, partagé et archivé
indéfiniment, laissant à la victime un sentiment de perte de contrôle et d’impuissance.
Contrairement à l’intimidation traditionnelle, la cyberintimidation ne s’arrête pas à la fin des
classes et peut suivre les jeunes jusque dans leur chambre, à toute heure du jour ou de la nuit.
Les témoins jouent également un rôle crucial. Le silence ou la banalisation des gestes toxiques
peut renforcer le sentiment d’isolement chez la personne ciblée, tandis qu’un message de
soutien ou un signalement peut faire une réelle différence. C’est pourquoi le Mois Numérique
Jeunesse insiste sur la responsabilité collective. Chaque clic, chaque partage et chaque
réaction contribuent à façonner le climat numérique. Par ailleurs, l’impact ne touche pas
seulement les victimes. Les jeunes qui adoptent des comportements nuisibles en ligne
s’exposent eux aussi à des conséquences, tant sur le plan disciplinaire que relationnel.
Normaliser l’agressivité ou le mépris en ligne peut nuire au développement de l’empathie et à la
capacité de bâtir des relations saines, des compétences pourtant essentielles à l’âge adulte!
En mettant de l’avant la réflexion, l’éducation et le dialogue, le MNJ cherche à rappeler que le
numérique n’est pas un espace déconnecté de la réalité, mais bien un prolongement de la vie
sociale. Favoriser un web sécuritaire, c’est aussi investir dans le bien-être et l’avenir des jeunes
québécois.
Une programmation riche, inclusive et engageante
Depuis sa création en 2019, le Mois Numérique Jeunesse rejoint chaque année plus de 20 000
jeunes à travers la province. Ateliers pratiques, expériences immersives, expositions
interactives et spectacles figurent à la programmation 2026, tous conçus pour outiller les jeunes
face aux défis numériques contemporains. Pour Mehdi Benboubakeur, directeur général du
Printemps numérique, l’objectif est d’offrir aux jeunes des expériences concrètes où ils peuvent
« apprendre en faisant », tout en développant l’empathie, le respect et le sens des
responsabilités en ligne.
Cybersécurité
Au-delà des comportements, le MNJ met aussi en lumière l’importance croissante de la
cybersécurité. Apprendre à protéger ses données personnelles, reconnaître les tentatives de
manipulation, comprendre les risques liés au partage d’information et sécuriser ses comptes
sont désormais des compétences essentielles. Ces initiatives jouent un rôle clé pour aider les
jeunes à naviguer dans un environnement numérique complexe, où les menaces, qu’il s’agisse
de harcèlement, de fraude ou d’usurpation d’identité, sont bien réelles. En sensibilisant dès le
plus jeune âge, le MNJ contribue à bâtir une génération mieux outillée pour se protéger et pour
protéger les autres en ligne.